Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 23:43

philips.jpg Bonsoir tout le monde ! ("Bonsoir Mr.Movie !")

Cela fait bien longtemps que ce blog aie vu la tronche d'un article (et d'un lecteur, par conséquent), et pourtant, il est toujours sujet de disputes entre notre petite bande de chroniqueurs ("-Vas-y, c'est à ton tour d'écrire quelque chose !" "-Moi ?! Mais de quoi je vais parler, moi ?" "-Un truc qui fait venir du monde, pardi !" "-La Ferme Célébrités ? La rumeur entre le nain et la top-model, là ?" "-Frak, laisse tomber !").

Ainsi, après avoir gentiment laissé à Oli le soin de publier sa critique sur le dernier chef d'oeuvre - et je pèse mes mots ! - de Peter Jackson, il était temps que je reprenne mon poste égocentrique de cinéphile de la communauté.

J'aurais très bien pu vous parler de Le Choc des Titans ou Adèle-Blanc Sec, mais non seulement je n'ai pas vu les films, puis en plus j'en ai pas envie... Non, aujourd'hui, j'aimerais attirer votre attention sur une série de courts-métrages filmés avec grande classe.

Depuis l'année dernière, la célèbre société Philips mise tout son marketing pour leur écran plat 21:9 TV à travers le talent de jeunes cinéastes et publicistes assez méconnus.

Vous vous souvenez peut-être du buzz provoqué par Carousel, premier film de la série, réalisé par Adam Berg,  qui nous proposait de se balader dans un long plan-séquence (truqué) à travers un braquage en arrêt sur image. Le résultat était tellement audacieux et réussi (Zack Snyder, prends des notes !) que Berg était reparti avec le Grand Prix du Festival International de la Publicité. Pour ceux qui l'auraient loupé, bande de veinards, je vous dépose la vidéo ci-dessous.

 

 

Après ce grand coup de pub réussi, il était évident que Philips Cinéma reprenne l'idée, en apportant quelques modifications cependant. Cette fois-ci, la société est parrainée par l'illustre Ridley Scott (Alien, Blade Runner, Gladiator pour ceux qui ont la mémoire plus courte), et nous présente cinq courts, tous tournant autour d'un sujet imposé : la Licorne. Licorne représentée en tant qu'animal légendaire, ou symbole qui part comme principe pour chacune des histoires, sachant également que chaque film doit présenter la même poignée de répliques.

La première d'entre elle, El Secreto de Mateo, de Greg Fay, aborde cette thématique à travers un petit conte moderne, loin d'être enchanté mais pourtant extrêmement touchant, et qui n'est pas sans rappeler l'univers de Guillermo Del Toro par moments. 

Dans un tout autre registre, plus décalé et simpliste, mais toujours efficace, le second film de la sélection est un film d'animation des studios Hong-Kongais de Hi-Sim, Jun & The Hidden Skies. Là aussi, cette histoire fait appel à l'imagination enfantine, que l'on sait toujours débordante, dans laquelle la "Licorne" devient un vaisseau spatial dans lequel deux aventuriers en culottes courtes s'embarquent pour l'espace, avec un tas de références cultes de la SF inside.

Les trois courts-métrages suivants s'adressent déjà à un public plus adulte, et impressionnent par leur maitrise de la mise en scène.  

The Gift, de Carl Erik Rinsch (le fils de pub qui était justement en lice pour réaliser le prequel d'Alien, avec l'accord des Frères Scott - les autres hein !) prouve l'attachement du réalisateur pour les effets spéciaux, et fait de sa Licorne un coffret sacré et mystérieux, convoité par plusieurs personnes, y compris un androïde tout droit échappé de chez Isaac Asimov. L'occasion donc pour faire un croisement ultra-efficace entre I. Robot (bon, je me tais) et The Dark Knight, et de faire place de chouchou dans cette compilation.

Très proche également de Ridley, plus précisément de son Blade Runner,  Darkroom de Johnny Hardstaff s'avère être plastiquement le plus inspiré et intrigant, reprenant l'idée du long plan-séquence à la Carousel, dans lequel la Licorne serait une femme fatale. Je n'en dis pas plus, le résultat est étonnant.

Enfin, le dernier court de la sélection est The Hunt, de Jake Scott, s'avère être le plus simple, voire décevant, de la saga. La Licorne est ici - enfin ! - une Licorne et elle rencontre un duo de chasseurs. On vous laisse deviner la suite... Court, plutôt efficace, mais l'idée aurait mérité d'être mieux mise en image.

 

 

Toujours est-il que c'est un plaisir de découvrir ces nouveaux talents aux styles déjà particuliers, et qui laissent rêveur quant à l'idée de les voir réaliser, un jour, un long-métrage qui les propulserait au top des cinéastes de la décennie 2010. En attendant, ils restent des réalisateurs à suivre de très, très, très près (mais pas trop non plus, ne jamais prendre au mot ce que je dis !).

Quant au dernier court-métrage, il s'agit d'un concours ! A vous, si vous avez du talent (pas moi, par exemple, sauf quand il s'agit de remaker involontairement Pirates des Caraïbes après quelques verres de vodka) d'envoyer votre film sur le thème de la Licorne...

Pour voir l'ensemble des courts-métrages, et en Haute Def', cliquez sur ces lien : PhilipsCinemaTV et Philips.com/Parallel_Lines

 

Mr.Movie, qui ne regarde pas la pub à la télé mais sur Internet.

Par Mr.Movie - Publié dans : 7e art - Communauté : Monde de geeks
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 04:42
Il y à de ça deux articles, je vous informais de notre attention à Marty (qui m’avait bel et bien annoncé son abandon bloquesque lors d’une soirée, après quelques verres contenant un breuvage alcoolisé), Mr.Movie et moi  d’assister à l’une des séances de Lovely Bones, le drame fantastique de Peter Jackson, au cinéma. L’intention de publier une critique de ce film rédigée "par mes soins" y était également évoquée...
Il est temps que je tienne ma parole.

Commençons par un court résumé, pour nous mettre dans le bain.
Lovely Bones, c'est l'histoire de Susie Salmon, une jeune fille de 14 ans, issue d'une famille unie, joyeuse, pour qui tout bascule un jour, alors qu'elle s'apprête à rentrer chez elle. Cette dernière croise, effectivement, le chemin de l'un de ses voisins, qui s'avèrera être son meurtrier. A partir de cet instant elle se retrouve dans un monde perdu entre celui des vivants et le paradis. De cet endroit, que j'appellerai "l'entre deux" (un terme employé par le petit frère de la jeune Salmon, que je juge adéquat), elle découvre qu'elle peut être spectatrice de ce qui se passe sur terre ...voire interagir avec certaines personnes. Ainsi, elle suit en même temps que nous l'évolution de ses proches ...ainsi que celle de son assassin, dont les pulsions meurtrières ne tarderont pas à refaire surface.


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Bon, le synopsis, c'est fait. Les choses sérieuses peuvent commencer. Ma critique comportera assurément des spoilers, mais rien qui devrait compromettre le dénouement, même, de l'histoire (excepté le troisième paragraphe du bloc de texte qui suit). Cela dit, si vous êtes du genre à souhaiter ne rien savoir avant visionnage du film, abstenez vous de la lire :

D'abord, je tiens à souligner le fait que (contrairement à Mr.Movie) je n’ai pas lu La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold, dont le film est l’adaptation. Il me sera, donc, impossible de faire des parallèles entre les deux oeuvres.
Cet élément ne m’a ni, perturbé à outre mesure au niveau de la compréhension de l'histoire, ni fait déprécier le film. Néanmoins, le livre figure désormais sur ma liste de lectures futures, car j’aimerais assez éclaircir certains points restés nébuleux.
Je vais en profiter pour mentionner ce qui serait susceptible de constituer à mes yeux, un petit bémol, concernant le film.
Le mobile de l'assassin de Susie, par exemple, demeure encore assez flou pour une personne curieuse comme moi dont l’un des principaux credo est "Au nom de qui ? Au nom de quoi ?". Rien n’est explicité de ce coté, hormis le fait que ses cibles soient toutes de belles et jeunes demoiselles. Faute de réponse à mes questions, j'ai tenté de mener, moi-même, ma propre enquête. J'ai éludé l'idée du détraqué sexuel à tendance meurtrière et ai davantage creusé du coté de l’apparence, seule, des victimes en repensant à la chanson Where the wild roses grow, interprétée par Nick Grave et Kylie Minogue, (vous m'excuserez la référence) relatant la triste destinée d’une jolie femme tuée sous prétexte que  "toute belle chose doive mourir".
La fin, m’a, elle aussi, un peu dérangée ...j’ai trouvé la mort de George Harvey (Stanley Tucci) un peu bâclée, facile. Je m’attendais, je crois, à quelque chose d’un peu plus spectaculaire et de symbolique. Certes, la présence des stalactites sont des récurrences dans "l’entre deux" de Susie et cela nous laisse penser qu’elle est, indirectement, responsable de sa mort. Ainsi, la boucle est bouclée ...mais je demeure un peu frustrée. Il faut aussi dire j’ai été distraite par l’idée grotesque que la stalactite irait se planter droit dans le crane de cet effroyable voisin. De ce fait, j’ai ri intérieurement un petit moment et n’ai peut être pas estimée la scène comme il se devait...


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Au delà de ces quelques éléments, j'ai passé un très agréable moment dans la mesure ou la plupart de mes sens sont restés en éveil de manière constante.
Les textes sont bien pensés. Les thèmes du deuil et de la mort étant présents, je craignais que le pathos et l'élégie soient trop accentués et laissent place à de longs échanges prévisibles, bateaux et donc lassants au possible. La demoiselle insensible que je suis avait tort, la narration étant faite par la joyeuse et émouvante Susie, que j'ai aimé dès les cinq premières minutes (particulièrement grâce à sa surprenante initiative de conduire la voiture de ses parents pour mener son petit frère à l'hôpital, malgré son jeune age), il n'en est rien. Ainsi, seul l'essentiel est dit, il n'y a pas de paroles superflues.
Sur le plan visuel, j'ai été séduite. On alterne aisément entre les merveilleux paysages sur mesure de "l'entre deux" dans lequel tout est possible et l'environnement sombre, glauque, sale et dérangeant qui accompagne le personnage George Harvey. On peut à tout moment basculer d'un univers à l'autre et le contraste est saisissant.

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On jongle, tout aussi bien, entres différentes émotions. On se sent inévitablement triste face à la mort de Susie et à sa famille endeuillée. Le meurtre d'une jeune fille qui n'aura jamais l'occasion de découvrir les joies d'une relation amoureuse créer en nous un sentiment d'injustice. D'ailleurs, le personnage de Ray sert uniquement à renforcer cette sensation selon moi. Au delà de ça, il n'est pas très utile.
A l'inverse, on se surprend à rire durant certains moments, même après la mort de Susie. Je pense à la scène durant laquelle la grand mère tente d'apporter du réconfort chez les Salmon en se chargeant d'effectuer des taches ménagères pour lesquelles elle n'est absolument pas douée, pour n'en évoquer qu'une.
On espère, surtout. On s'attache à cette famille en proie à la souffrance et on souhaite que l'enquête menée soit concluante pour que tout le monde puisse aller de l'avant : aussi bien Susie (qui refuse de tirer un trait sur sa vie passée tant que son assassin court toujours), que ses proches, anéantis.

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 Pour conclure, j'ai sincèrement été transportée par les musiques, les images et ne me suis pas ennuyée un seul instant bien que je redoutais les "longueurs" évoquées dans certaines critiques que j'avais lues au préalable. Il est vrai qu'une personne attendant de ce film, un soupçon d'action et de suspense sera déçue. Ce dernier relève effectivement davantage du drame que du thriller et ne nécessitera pas que vous vous cramponniez à votre siège pour encaisser un trop plein d'excitation. Callez vous plutôt confortablement sur ce dernier, laissez vous guider par la voix de Susie (en vo, de préférence) le temps de la séance et appréciez le film pour ce qu'il est. Le voyage vaut le coup, croyez moi.

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Oli, définitivement charmée par Peter Jackson.

Edit : Je flânais sur quelques forums et consultais certains sujets sur Lovely Bones lorsque je me suis rendu compte que je faisais fausse route quant aux motivations de George Harvey. Visiblement, la première hypothèse, que j'avais, à tort, écarté se trouve être la bonne. J'aurais fait une bien piètre détective...
Par Oli , Mr.Movie - Publié dans : 7e art
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 16:43
Lors du dernier article de Madame Oli, il fut mentionné que moi-même je ne souhaitais plus participer en me retirant tout simplement de l'activité bloguesque. Calomnie !! Je n'ai jamais fait par de mon départ et c'est seulement une envie d'évincé le génie que je suis et ainsi essayer, en vain bien évidemment, de prendre le contrôle de ce magnifique blog. Pire que tous les dictateurs Madame Oli essaye d'intenter un coup-d'état, mais se ventant de ces qualités elle s'est mise elle-même en péril.

Pour finir ce court article qui remet Marty dans la place (Oh Yeah Baby!!!) je demande tout simplement la mise de Madame Oli sous la potence pour calomnie, accusation, attaque, cancan, dénigrement, diffamation, infamie, injure, médisance, mensonge, ragot.

http://www.toutelatele.com/IMG/arton19591.jpg

 

Marty, le roi qui n'est pas encore déchu.

Par Oli , Mr.Movie - Publié dans : Suggestions
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 03:57
Après un long moment d'inactivité résultant d'une rude bataille confrontant de jeunes étudiants aux terribles adversaires que sont les examens universitaires, Technolog33ks reprend du service.
Enfin ...partiellement.
Il y a quelques heures de ça, Marty m'a, en effet, annoncé qu'il ne souhaitait plus contribuer à la rédaction d'articles sur le blog.
Qu'il en soit ainsi.
Bien que j'aurais apprécié qu'il reste des nôtres et n'abandonne pas le navire si tôt ...sa désertion devrait passer inaperçue dans la mesure où il ne brillait pas spécialement de par sa présence dans le passé.
Adieu ô camarade.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/29/Femme_disant_adieu_avec_un_mouchoir_%28Tissot%29.jpg/180px-Femme_disant_adieu_avec_un_mouchoir_%28Tissot%29.jpg
Toutefois, en dépit du fait que notre dernière mise à jour date, d'au moins, deux mois... sachez que Mr.Movie et moi nous accrochons à ce site tel un jeune alien sur le visage de sa victime (ouais, comme ca : http://jftarno.free.fr/images-alien/Alien05-450.jpg). Il se peut, d'ailleurs, que nous ayons matière à faire dès demain car nous projetons de visionner le petit dernier de Peter Jackson : Lovely Bones.
La logique voudrait que ce soit notre adorateur du 7e art qui se charge de partager ses impressions, mais, cela supposerait que je me tourne les pouces pendant que le collègue s'attelle à la tache.
Voila pourquoi j'ai décidé de jouer les anticonformistes, de briser la tradition et de tenter (je dis bien "tenter") d'effectuer un texte aux allures de critique. Le projet s'annonce pour le moins ardu...
J'espère pouvoir soutirer quelques tuyaux à "l'ami Movie" concernant son modus operandi; histoire de pondre quelque chose de correct. Une corruption à base de pop-corn pourrait m'être utile...



To be continued...


Oli, veinarde redécouvrant les joies des (veritables) vacances.
Par Marty , Oli , Mr.Movie - Publié dans : Inclassable
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 01:46
avat


Des fois, il se passe des choses bien à Rouen, pour les geeks que nous sommes. Bien que la ville soit remplie de compères aussi déchainés que nous, et de lieux de culte incontournables (Le Bazar du Bizarre, Le Melville et ses Absurdes Séances, L'Otaku, entre autres...), elle ne propose jamais réellement de grandes initiatives pour satisfaire notre esprit culturel affamé.

C'est pour cette raison qu'il nous était impossible, nous, le fameux trio Marty/Oli/Mr.Movie, de passer à côté de l'une des deux Avant-Premières 3D (mais VF) du nouveau film de James Cameron, une poignée d'heure avant la première séance du jour officiel de sa sortie nationale.
Entourés de connaissances pour la plupart dignes d'être rédacteurs sur ce blog (à notre place, ça pourrait être pratique, tiens !), et accompagnés des certaines réticences de Marty - le pauvre n'ayant même pas vu Aliens ou True Lies ! - et des bruits de pommes avidement croquées par Oli, nous sommes donc rentrés avec empressement dans la salle du multiplexe avant qu'elle ne soit noire de monde.

Près d'une demi-heure plus tard, la salle se tût enfin, nous sommes plongés dans le noir face à un écran apparemment tout beau, tout neuf et tout adapté à la Real 3D développée par Big Jim. Et c'est ainsi que nous partîmes pour un aller simple vers Pandora.

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Bien que sa dernière incursion dans le cinéma à grand budget date de 1998, on n'en pouvait plus d'attendre le retour sur les écrans du canadien génial. Jusqu'à lors, tous ses films ont su imprimer à jamais la rétine de millions de personnes, que ce soit avec ses 2 Terminator, Titanic, ou encore les deux films cités ci-dessus (je ne me prononcerais pas quant à Pirhanas 2 et Abyss, puisque je n'ai pas eu la chance de les voir... M'enfin, je pourrais m'en passer de cette histoire de poissons carnivores et volants).
Mais étrangement, là où on aurait du lui donner notre totale confiance, certains ne pouvaient pas s'empêcher d'avoir une certaine crainte envers ce nouvel exploit hollywoodien, notamment à propos de l'usage de son budget faramineux (plus de 300 Millions de dollars, record à battre !), mais aussi avec cette question : Qu'est-ce que Cameron va bien pouvoir nous raconter cette-fois, avec ce sujet aussi casse-gueule ? En effet, il est peu facile désormais de vouloir faire découvrir aux spectateurs un monde inédit et enchanté qui pourrait le toucher au plus profond de son âme, tel un voyage exotique dans le fond de nos rêves.

C'est mal connaître le cinéaste, qui se donnera toujours les moyens d'aller jusqu'au bout de ses objectifs, comme en témoignaient les efforts numériques de l'impressionnant T-1000 de T2 ou le naufrage toujours aussi stupéfiant du Titanic. D'ailleurs, là où certains de sa caste de prestige ont parfois du mal à se renouveler (George Lucas, si tu nous lis), Jim parvient toujours à réutiliser avec brio les éléments de ses précédents métrages pour les améliorer, voire les transcender.
C'est le cas même avec Avatar, oeuvre grandiose qui privilégie la forme a un fond d'apparence simpliste, voire cliché, mais construit avec une grande efficacité. Tout le long du film, on pense aux éléments clés de ses travaux : comme la puissance d'une rencontre amoureuse insolite, ici nettement plus belle, "crédible" et d
ouloureuse que celle de Dicaprio et Winslet en 1998. On pense également aux machines robotiques barbares, évoquant autant les modèles de cyborg de Skynet que les engins transporteurs dans Aliens, et aussi à Abyss quand à la découverte d'un nouvel univers (si mes très jeunes souvenirs sont bons)... Même True Lies a le droit à sa scène clin d'oeil.
Pourtant, et c'est là le tour de force principal, c'est que malgré son intrigue pouvant rappeler par moments les titres ci-dessus, mais aussi Pocahantas (!) et Danse avec les loups (entre autres), Avatar ne ressemble absolument en rien à ce que l'on aie pu voir en terme de Cinéma depuis sa création. C'est en ça que la Révolution annoncée apparait réellement.

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L'univers de la planète Pandora, entièrement conçue par Cameron depuis une quinzaine d'années, s'avère d'une richesse visuelle stupéfiante et passionnante, en premier lieu grâce à sa faune et à sa flore, à la fois féerique et ultra-réaliste. Pourtant, elle ressemble tellement à notre chère planète bleue, et en est si différente en même temps. Le rendu devient tout simplement sublime, et comme légèrement palpable par la perfection de la projection numérique 3D, malgré une absence d'effets de relief-spectacle. Un univers intrigant où évolue également un bestiaire impressionnant de "monstres" véloces ou volants tout aussi inventifs et, au final, attachants. Lorsque les deux aspects se mêlent, cela donne des séquences d'une rare poésie (certains diront "fleur bleue"), comme en témoignent  les géniales scènes de vol à dos de "Banshees", où encore le dernier quart d'heure du film, déferlement hallucinant de tout ce que l'on a découvert sur cette planète depuis plus de deux heures, dans un aboutissement ultra-jouissif comme on en
voit rarement.
D'ailleurs, le film vient à peine de sortir que certains y voient déjà de nombreux plagiats, à travers deux films animés : Le Monde Fabuleux de Gaya, passé inaperçu lors de sa sortie en 2002, pour le design de ses personnages; et Delgo, bide de l'année dernière (en même temps ça n'avait pas l'air folichon), pour le design de Pandora. Est accusé également par un livre de Poul Anderson, "Call me Joe", où un soldat paraplégique prend déjà possession du corps d'une entité extra-terrestre.

Mais cela n'entache pas une seule seconde le voyage formidable  auquel nous venons d'assister, le regard rempli d'admiration béate, et la bouche béante. Avatar est un film pour lequel il faut se laisser emporter par la magie. Un véritable dépaysement pour les yeux, mais aussi une belle histoire d'amour pour le coeur (rôôh que c'est beau, on dirait du Guillaume Musso).
Sam Worthington confirme son statut de star montante dans le rôle de Jake Sully, aux côtés d'une Zoë Saldana (l'héroïne trop mignonne - pour ne pas dire autre chose - de Star Trek) qui dévoile un jeu puissant et éprouvant dans certaines scènes, formant ainsi avec Jake le couple le plus beau de ses dernières années. D
'ailleurs, signalons à quel point les avatars numériques des acteurs sont tellement incroyables qu'au final, on en vient à ne plus faire la différence entre réalité et effets spéciaux.. Face à eux, Stephen Lang assure son rôle de soldat bad guy badass avec honneur au genre, notamment dans une bataille finale ultra jouissive dont je ne dirais rien. Quant à Sigourney "Ripley" Weaver, c'est un grand plaisir de la revoir à l'écran.

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Certains trouveront Avatar trop long et chiant, d'autres trop facile et trop naïf, voire même trop "américain" à leur goût (pourtant, vu le message politique a peine caché du film, ça reste à voir)... Et d'autres - comme moi- resteront complètement émerveillés devant ce voyage unique dans un autre monde, et dont la durée de 2 heures 48 passe avec merveille.
Bien au contraire, malgré les horreurs perpétrés à la tribu des Na'vis dans le métrage, nous n'avons qu'une seule envie : prolonger ce bon moment, et retourner le voir encore et encore, le vivre et le sentir à nouveau, tel Jake Sully qui voit en son avatar un échappatoire divin, où il se sent vivre, plongé dans une atmosphère d'une beauté indéniable.
C'est pour cela que depuis plusieurs heures, je vante les mérites du film avec une sincérité et une joie que je ne cesse de comparer avec celle qui accompagnait, lors de mes 5 ans, la découverte de films cultes comme La Guerre des Etoiles ou Jurassic Park. Et dans ma vie de geek, autant dire tout de suite que ça compte énormément.

23 heures 45 : La salle se vide sur le générique de fin, où la nouvelle Céline Dion beugle le thème du film, "I see you". Les mines sont ravies, tout le monde est content, voire surpris... Même Marty a ravalé ses sarcasmes et a adoré le film, tandis qu'Oli semble avoir été tout aussi surprise. Tous enchantés par la magie envoûtante de James Cameron. Pourtant, il faut revenir à la dure réalité : il fait froid et la nuit est sombre, l'air n'est pas aussi frais qu'il n'en a l'air, la terre natale est loin d'être pure. Et inévitablement, on se pose cette question immédiate : Quand retournerais-je donc là-bas, sur Pandora ?



Mr.Movie, rédacteur sauvage qui danse le funk.





Par Mr.Movie - Publié dans : 7e art
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  • : 15/04/2009

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